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Moon Safari (lune 220)

 
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Kiba Le chien
Submarine Little Company

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MessagePosté le: Ven 24 Nov - 07:44 (2017)    Sujet du message: Moon Safari (lune 220) Répondre en citant

[introduction pour un hors fréquence...]


Des coucous crient dans les arbres. En grognant dans la boue, un cerf-cochon de la rivière, à poils bruns, oblige une grue-demoiselle au plumage gris et noir à s'envoler, soulevant un panache de boue. 
Le chien la regarde prendre son envol dans les airs, jusqu'au moment où elle disparaît dans les nuages. Alors Kiba baisse lentement les yeux, ses prunelles de chien virent au bleu tanzanite prenant la couleur de la mer en hiver, il tombe sur les contours d'un grand cachalot blanc, par Odin ! Un taureau de mer échoué irradie, son coeur atomique malade émet des sons inaudibles à l'ouïe humaine. Le chien du Nord a l'oreille fine : c'est un signal répétitif, comme un tintement rythmique dans le silence sidéral.


Le vieil homme-Drakkar à côté de lui semble secoué de frénésie, les yeux tendus vers la berge, sa peau le démange. Tandis que Barbe-rousse, aussi roux du visage que de la tête, a des airs de torche clignotante. Mais voilà que son petit l'appelle pour lui donner à boire, Kiba se retourne la queue battante, SCHLURP, SCHLURP, sa langue lape les mains de l'enfant tendues en écuelle.


Dernière édition par Kiba Le chien le Dim 26 Nov - 10:34 (2017); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 24 Nov - 07:44 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Kiba Le chien
Submarine Little Company

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MessagePosté le: Dim 26 Nov - 10:31 (2017)    Sujet du message: Moon Safari (lune 220) Répondre en citant

Encore une fois Barbe-rousse s'approche du clebs, il se prépare à lever le camp, ce que le chien du Nord comprend en agitant la queue, JAPPE ! L'homme caresse le poil de Kiba avant de partir. Mais lorsque sa voix diffuse des ondulations douces pour l'inviter à le suivre, ses yeux de chien ne peuvent s'empêcher de briller d'un éclat de joie, OUAF, puis il pousse un soupir, HMMPFF.. son petit !  L'enfant-Roi fourre ses doigts potelés dans sa toison bientôt hivernale; Kiba lui adresse un regard larmoyant, COUINE, ils s'aiment ces deux là, LAPE, LAPE les joues rebondies, je pars avec Barbe-rousse, dis ? OUAH ! OUAH ! Tu viens ?


"J’veux bien que mon chien parte avec toi pour qu’il te protège…
Mais je te suis avec le chameau, ouais !"



Son enfant a parlé, le chien se tient debout à ses côtés, l'oreille unique dressée en pointe il ne l'atteint plus à l'épaule comme avant, le petit a grandit depuis qu'il est revenu. Sa monture chargée telle un bourricot avait alors le sabot aussi lourd qu'un bœuf castré, OUAF !
Quand Barbe-rousse parle, le visage-buisson s'éclaire et c'est tout un feu de brousse qui balaie la forêt, les yeux de l'homme regardent au-delà, vers le Nord. Le fils d'Odin hume le vent qui se lève, chaud et sec, ça sent le brasier du Tréfonds. GRR, sucer des scorpions, il secoue la tête, creuser des trous, OUAH ! OUAH !


Et juste de l'autre côté de l'épais feuillage ? Toujours ce scintillement, l'appel d'un monstre, Le grand Cachalot-Blanc vautré sur des hauts fonds, on dirait un taureau de mer dans le pot de chambre de Loki, comme un gros vers phosphorescent...
Tandis que le vieil homme-Drakkar, planté au milieu du camp-poubelle, rêve et réverbère.


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Jinichi Hoshino
Submarine Little Company

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MessagePosté le: Lun 27 Nov - 19:19 (2017)    Sujet du message: Moon Safari (lune 220) Répondre en citant

Le voyage en solitaire a éreinté le petit Jino. L’enfant est éteint depuis quelques jours. La récupération est plus longue que prévue. Mais, à chaque fois que le chien s’approche de lui, ses yeux de bambins s’illuminent. Malgré la fatigue, il ne manque jamais de lui adresser une caresse ou de le prendre dans ses bras. Un lien fort unit ces deux-là. Ainsi, lorsque l’animal vient à Jino pour lui faire comprendre qu’il désire partir en virée avec Rontgen, l’enfant semble subitement remis. Il se lève de son couchage, comme si une force nouvelle l’anime, se jette sur son chien et regarde le rouquin droit dans les yeux.

"J’veux bien que mon chien parte avec toi pour qu’il te protège…
Mais je te suis avec le chameau, ouais !"


Visiblement, il n’est pas encore prêt à accorder à Rontgen la confiance qu’il a développée avec Bahca. Mais peut-être n’est-ce qu’une question de temps…

Tranquillement, l’enfant rassemble ses affaires et fixe les différents paquetages sur son chameau. L’expérience aidant, il parvient à réaliser ces tâches seul. Cela fait, il file s’entretenir avec Bahca, qu’il considère comme un père adoptif. Leur échange concerne surtout les marchandises à extraire en priorité de la mer de sable. Principalement des denrées qu’ils pourront refourguer aux villes voisines.

Puis, au moment de se séparer, l’enfant adresse une rapide accolade à l'adulte et file rejoindre Kiba en courant, tout en plaçant ses lunettes d’aviateur sur le nez. Il a vraiment un air de « pilote de chameau du désert », comme il aime à se présenter…


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Bahca
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MessagePosté le: Mar 28 Nov - 11:26 (2017)    Sujet du message: Moon Safari (lune 220) Répondre en citant

Dis au revoir et prie pour qu'il ne leur arrive rien... Ta gueule, tu vas porter la poisse.

Le gosse est là, devant lui; il a grandi. La masse graisseuse de ce petit potelé prend peu à peu forme, miraculeusement, comme un peu de cire chaude qui coule lentement dans un moule pré-formé. En forme d'homme. Non, en forme de gamin sauvage, plutôt. Jino est en avance sur son age; le désert est le meilleur professeur qui soit. Mais derrière les verres teintées de l'apprenti l'aviateur, l’espièglerie d'un enfant de huit ans brille de mille feu. Huit ans ? Quel âge a-t-il, finalement ?

Le sous-marinier est fait d'os et de carbone; il ne sourit que rarement, encore moins pendant les adieux. Mais Moby Dick est là, et l'appelle. Régulièrement. Continuellement. Obsédant. Il discute un peu, récupère quelques paquetages, tente une blague, que l'enfant ne semble pas saisir au vol; pas facile. Mais ce gosse, là, c'est celui qui a eu. Celui qui n'a pas eu. Celui qu'il aurait voulu avoir.

Kiba est dans les parages, en tout cas; chaque jour plus loup que cabot. Il hurle à la lune, ou dirige sa nouvelle meute. Il n'en fait qu'à sa tête, mais c'est bien pour cela qu'il ne lui ont pas mis une laisse. On ne contraint pas un chien du Nord. Bahca sait qu'il saura veiller sur leur petit protégé; du moins, il l'espère. Il l'envie un peu, avant de se rappeler qu'il lui faut à présent veiller sur le Moby Dick. Et le remettre à flot.

Il fait un dernier signe de main à Rontgen; ils semblent se comprendre, à demi-mot. Il lui faudra veiller sur ces deux là. Le marin est tiraillé, hésitant et, subitement, fragile; mais dans les tréfonds de son âme, il entend encore le sonar qui commande et réclame.

[g]"Biiipp.... Biiip.... Biiip..."[/g]


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Rontgen
Submarine Little Company

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MessagePosté le: Mar 28 Nov - 19:20 (2017)    Sujet du message: Moon Safari (lune 220) Répondre en citant

Röntgen, Barbe-Rousse ou P’tit suisse pour les intimes, traînait sa carcasse, engoncée dans un costard, dans la Péninsule que dominait l’œil des Oiseaux Noirs depuis sa sortie du métro. Pour un homme d’affaires désabusé débarqué tout droit d’un bureau climatisé et informatisé, le changement était violent. Mais salvateur.

Il avait essayé de communiquer avec tous les survivants qui lui renvoyaient autre chose que des jets de bave sur la main. Il n’était pas spécialement sociable mais il aimait parler et écouter. Pour se faire une idée et par empathie pour ses semblables. Et la survie semblait l’exiger.

Ses jambes le démangeaient au point de préférer suivre un Cap’tain rêveur voire fabulateur à une Cap’tain de rêve masculin coquin. Il s’était lié à cette petite troupe hétéroclite avec le temps. Pas trop quand même car ce serait mauvais pour lui et pour eux si quelque chose survenait. Et Röntgen n’avait pas l’optimisme pour penser passer à travers toutes les épreuves. Mais il se satisfaisait du moment présent à la manière d’une carpe diem.

Au moment de la découverte de Moby Dick, il était occupé à fumer un psychotrope sous un couvert forestier en compagnie de l’équipage réuni au complet. Les volutes du mélange herbeux troublaient son esprit. Il s’avança vers l’orée du bois pour jeter un œil à ce rocher blanc hyptnotisant que Bahca pointait du doigt. Barbe-Rousse tira une grosse latte sur son joint et tenta d’accommoder.

Un putain de rocher blanc, juste un putain de rocher blanc. Merde Bahca, qu’est-ce que tu nous fais, dans quoi tu nous embarques ? Ou alors, la réalité était devant ses yeux et ses doutes endémiques sur les divinations en tout genre troublaient son jugement. Le Cap’tain disait peut être vrai en fin de compte et le rocher blanc était son Moby Dick.

Chrash le bon soldat, Chrash le parano se chargerait de repérer les lieux. Pendant que le Cap’tain ficelerait les préparatifs. Röntgen, lui, reprendrait la route comme depuis le début de cette fin. L’enfant lui tiendrait compagnie, de près ou de loin, comme il aimait à le faire. Il ne tenait de toute façon pas en place.



Je mis ma main sur l’épaule de Bahca et lui fis un hochement de tête pour lui signifier que le moment était venu de nous séparer. Pas besoin de bonne chance ou autres politesses orales, les codes de communication avaient changé pour ceux projetés dans cet environnement hostile. Ils étaient devenus plus physiques, nos sens s’étaient aiguisés dans ces grands espaces dépourvus de toute technologie moderne .

Je jetais un œil au Chien et en observant sa mine et son regard, je me dis qu’il nous ressemblait tellement. Son empathie et sa tendresse, sa méfiance et sa retenue. Comme pour Bahca, j’opinais de la tête pour lui signifier que le moment était venu. Et comme pour Bahca, les mots n’étaient pas nécessaires.

Le Chien était devenu plus humain ou alors nous étions devenu plus animal. Certainement un peu des deux…


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:22 (2018)    Sujet du message: Moon Safari (lune 220)

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